Vous êtes pharmacien et vous envisagez de vendre votre pharmacie ? Il y a quelques éléments à prendre en compte pour que l’opération se passe de la meilleure des manières. Dans ce sujet, abordons la question de la vente d’une officine du point de vue du vendeur mais aussi du point de vue de l’acheteur.

Les étapes pour bien vendre son officine

Il faut procéder par étapes afin de bénéficier des meilleures chances de réussite dans l’opération.

Faire estimer sa pharmacie avec des professionnels

Tout d’abord, il est important d’obtenir une évaluation précise de votre entreprise en passant par des professionnels expérimentés sur la question comme le Cabinet Plumecocq. Un inventaire complet et un historique de l’entreprise permet d’avoir une idée précise du potentiel, que ce soit sur le fonds de commerce ou sur les actifs par exemple. Cette étape importante permet également d’obtenir le meilleur prix possible en vue d’une future vente. A cette occasion, la mise en valeur du bien peut se préparer bien en amont de la vente effective et, si vous partez en retraite par exemple, songer à améliorer votre outil de production avant le départ est une bonne idée ; Les acheteurs observent avec attention l’emplacement, certes, mais aussi la valeur patrimoniale et le chiffre d’affaires généré par la pharmacie. On peut donc penser qu’améliorer sa rentabilité en toute occasion donnera plus envie de reprendre l’officine.

Trouver le ou les acheteurs potentiels

Toujours avec l’aides des professionnels de la cession et de la reprise de pharmacie, il convient de trouver le ou les bons acheteurs. Le passage de petites annonces est indispensable mais c’est bien le contact direct qui permettra de le ou les trouver. Essayez de chercher une personne qui partage au moins en partie votre vision de l’avenir de l’entreprise et qui est prêt à investir le temps et les ressources nécessaires pour en faire un succès. A ce stade, le partage de visions plus communes facilite généralement la négociation qui suit. Enfin, soyez prêt à négocier. Si l’acheteur mettra l’accent sur la valeur patrimoniale de l’officine, dans la mesure où vous avez travaillé à la rentabilité de votre pharmacie, mettez en avant la valeur chiffre généré. On peut imaginer très bien que sur la base d’un RBE (Résultat Brut d’Exploitation) assez conséquent, un acheteur pourra plus facilement songer à sa future rémunération.

La valeur de la cession : le point crucial en détails

Deux méthodes principales permettent d’identifier un prix de cession de l’entreprise : L’analyse par le bilan et l’analyse par le compte de résultat. Il existe également bien d’autres méthodes d’évaluation mais ce sont bien ces deux principales qui permettent des argumentations de l’acheteur et du vendeur.

Ainsi, avec le temps, le matériel (ou patrimoine de la pharmacie) diminue en valeur brute du fait même que l’ensemble du matériel est amorti. C’est un point important sur lequel beaucoup d’acheteurs se fondent pour essayer de négocier à la baisse le prix d’achat. Lors de la rencontre, le matériel est ainsi observé avec attention, en prenant en compte les éléments inscrits à l’actif de votre dernier bilan annuel. En revanche, un cédant aura toujours tendance à vouloir monter ses chiffres de progression, d’année en année. C’est l’une des raisons pour laquelle on demande au moins les trois derniers comptes annuels afin d’avoir une estimation moyenne du chiffre d’affaires et des soldes intermédiaires de gestion (SIG).

Pour voir trancher sur ce prix nécessite l’apport de conseils extérieurs comme ceux d’un cabinet d’expertise comptable ou de professionnels de la cession/reprise d’entreprise. Une réflexion posée en fonction de l’environnement de l’officine, sa géolocalisation notamment, permet de déterminer la bonne fourchette de prix de cession.

Les apports de l’acheteurs sont déterminants

Acheter une pharmacie constitue un investissement important. Lorsque vous rencontrez un acheteur, pensez à voir dans quelle mesure il pourra apporter un minimum de capitaux propres afin de lever ses prêts à la banque ou auprès d’un organisme financier. Sur cette base et sur les documents que vous lui avez remis, il peut envisager de travailler son propre business plan et solliciter également un accompagnement avec ses conseillers et des organismes spécialisés. Il est possible, en effet, d’avoir un équipement financier qui ne se limite pas seulement à un apport en fonds propres et du prêt bancaire ; Des organismes de prêts d’honneurs existent notamment pour aider les repreneurs à investir.

Et après ? Suite à la cession

En fonction des situations, le cédant peut être encore présent dans l’entreprise pour accompagner lui-même le repreneur. Il existe à ce titre plusieurs dispositifs possibles, de l’embauche à la prise de participation. C’est souvent ici la meilleure solution pour voir sa pharmacie passer le cap de la reprise et avoir la satisfaction de voir une continuité d’activité après son départ.

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